Montréal 2017

Misqa 2012

It is with great pleasure that I announce that the McGill International String Quartet Academy will be back from August 12-25, 2012.

The event promises to be quite spectacular with 2012 coaches being Gerhard Schulz (Alban Berg), Michael Tree (Guarneri), Günter Pichler (Alban Berg), Paul Katz (Cleveland), André Watkinson (Endellion), David Waterman (Endellion), Garfield Jackson (Endellion), Ralph de Souza (Endellion).

Quartets can already apply by following the pop up instructions on the web site.

Please do not hesitate to contact me if you have any questions regarding the academy at : 
director@misqa.com

Yours truly,

André Roy

Read more

AIQCM: une tradition née pour durer.

MISQA, troisième édition, accueille des quatuors de premier plan du monde entier qui offriront des concerts en perfectionnant leur art sous la tutelle de chambristes réputés. Selon André J. Roy, la tradition orale est très importante. MISQA, dont il est le directeur général et artistique, s’appuie sur le partage des connaissances entre le maître et l’élève. Cela n’a rien d’étonnant, car tous ceux qui ont rencontré le professeur d’alto ne tarissent pas d’éloges sur son amabilité. Les participants ne manquent pas de mentors et à juste titre! Citons les professeurs et artistes invités Gerard Schultz et Günter Pichler du quatuor Alban Berg, Michael Tree du quatuor Guarneri, Paul Katz du quatuor Cleveland et le quatuor à cordes Endellion. Je me suis entretenu avec M. Roy et nous avons discuté du succès de l’Académie et des points communs entre les quatuors à cordes et les Kings de Los Angeles (LNH).

L’Académie a pris son envol dès ses débuts en 2010. Comment cela a-t-il  démarré? 

André J. Roy: C’est le fruit de rencontres. Le quatuor à cordes Cecilia m’a appelé pour me demander si j’acceptais d’être leur mentor. Je connaissais Constance Pathy, une mécène d’exception qui a aidé le quatuor Cecilia à se joindre à McGill. Elle était très intéressée à fonder une institution de formation musicale à Montréal. Nous étions alors en avril et les professeurs que je souhaitais inviter avaient un agenda rempli deux à trois ans à l’avance. Ce qui n’est pas étonnant puisque ce sont des musiciens émérites. En mai et en juin, j’organisais l’Académie afin d’être fin prêt en août. C’était déraisonnable! Je me suis entretenu longuement avec Gerhard Schulz, lui expliquant ce que nous voulions accomplir avec l’Académie et il a compris que ce serait un lieu de formation des quatuors à cordes de relève. Je m’estime chanceux qu’il ait accepté d’offrir quelques journées dès la première année.

La croissance rapide de l’Académie témoigne de son succès grandissant au fil des années. Quand avez-vous compris que vous aviez quelque chose de spécial? 

AJR: Nous avons donc lancé la première édition de l’Académie. J’ai accompagné le quatuor Cecilia au concours international de Banff. Le rêve est devenu réalité: le quatuor a remporté le premier prix! Cela a suscité l’intérêt de bien des gens qui se sont demandé: «Qui sont ces gens de Montréal?»

Quels sont les critères de l’Académie en matière de sélection des participants? 

AJR: Les quatuors séniors sont des ensembles de niveau professionnel qui évoluent sur la scène internationale alors que les quatuors juniors sont de jeunes ensembles qui souhaitent être sélectionnés pour des concours internationaux.

Et comment choisissez-vous les professeurs? 

AJR: On connaît les grands professeurs et on essaie de les rejoindre un à deux ans à l’avance. Parmi les huit professeurs que nous comptons, il y a les deux violonistes du quatuor Alban Berg et le violoncelliste du quatuor Cleveland. Bref, des quatuors et des musiciens prestigieux, d’excellents pédagogues qui ont formé des quatuors ayant remporté des concours internationaux.

À quoi ressemble la journée typique d’un participant? 

AJR: Tous les matins, de 10h à 13h, il y a les leçons privées. J’essaie toujours d’avoir, au cours de la semaine, deux violonistes, un altiste et un violoncelliste (si on a un musicien qui fait carrière en qualité de second violon, il est certain que son répertoire sera très étendu). Puis, de 14h à 17h, un de nos professeurs donne un cours de maître. Les participants sont libres d’utiliser le reste de la journée pour répéter tant en solo qu’au sein de leur quatuor.

Quels sont les objectifs de MISQA pour ses participants? 

AJR: Je veux qu’ils aient la possibilité de travailler avec les meilleurs musiciens, qu’ils bénéficient de la tradition orale au même titre que les quatuors à cordes au temps de Beethoven et Chostakovitch. Je voulais également que ce programme soit à l’image de Montréal: on dit souvent que Montréal est un bon mélange d’Europe et d’Amérique du Nord. Je souhaite que les Européens tirent profit de ce qu’on fait et vice versa.

Quels sont les défis que les musiciens rencontrent au sein des quatuors? 

AJR: Prenez l’exemple des Kings de Los Angeles. Cette année, personne ne s’attendait à ce que cette jeune équipe obtienne un grand résultat. Or, ils ont réussi à remporter la coupe Stanley, et ce, grâce à un bon entraîneur et à un solide esprit d’équipe. Les Kings n’ont peut-être pas les meilleurs joueurs, mais c’est une équipe très soudée. C’est la même chose pour les quatuors. Chacun possède sa signature sonore. On donne beaucoup de soi, mais cela dépasse le simple cadre individuel. Le son que vous produisez fait partie d’un tout, d’un ensemble et c’est ce qui est le plus difficile à acquérir.

La plupart des gens connaissent les grands compositeurs qui ont contribué au développement des quatuors à cordes comme Haydn, Mozart et Beethoven. Croyez-vous qu’il y ait un compositeur de quatuors qui ne soit pas reconnu à sa juste valeur? 

AJR: Thomas Adès est un compositeur remarquable, bien que l’interprétation de ses œuvres par les quatuors relève de l’exploit! Dès qu’un quatuor amorce sa carrière, il sera invité dans des séries de musique de chambre pour jouer les œuvres de Haydn, Bartók, Chostakovitch et ainsi de suite. Une fois de temps en temps, on acceptera de présenter une pièce contemporaine, mais sans plus. Les quatuors à cordes ont un répertoire déterminé pour une saison donnée. Si on passe la moitié du temps à apprendre une nouvelle pièce tout en continuant d’être en demande et au meilleur de son art, il faut pouvoir l’intégrer à la programmation. À mon avis, on ne joue pas assez les œuvres d’Adès ou de Wolfgang Rihm, mais c’est à venir, lorsque les quatuors les intégreront dans leur répertoire. À chaque concours, un compositeur écrit une nouvelle pièce, ce qui permet aux jeunes quatuors d’apprendre du nouveau.

John Delva / La Scena Musicale

Read more

Les quatuors à McGill: brillante fin d'Académie.

La troisième Académie internationale de quatuor à cordes de McGill a connu hier soir une fin on ne peut plus brillante. Après une augmentation d'assistance notée de concert en concert, Pollack Hall, cette fois, était comble. De même, les interprétations offertes furent toutes du plus haut niveau. 

Venant au micro avant ce concert de clôture, le directeur général et artistique André Roy, maître d'oeuvre de l'événement de deux semaines, fut accueilli à grands cris comme quelque héros. M. Roy annonça une quatrième Académie pour l'été prochain, du 11 au 23 août, et remercia celle qui rend cette initiative possible, Constance Pathy. Assise discrètement au milieu de la salle, la riche mécène se leva et salua d'un geste l'auditoire. On sait que la générosité de Mme Pathy permet au public d'assister gratuitement à toutes les activités de l'Académie, concerts compris. Venu comme stagiaire et invité à donner le concert final, le Quatuor Amaryllis, d'Allemagne, a d'abord servi un Haydn -- l'op. 74 no 3, dit Le Cavalier -- dans une lecture qui en clarifiait intelligemment la structure : thèmes, développements, réexpositions.

Un Schumann suivait : le premier des trois Quatuors op. 41. J'ai toujours trouvé les Quatuors de Schumann un peu faibles, pour ne pas dire ennuyeux - à côté des Beethoven, par exemple! -- et cette interprétation ne m'a pas fait changer d'avis. En même temps, je reconnais l'immense mérite du Amaryllis, qui a fait chanter cette musique romantique avec toute l'intensité souhaitée. 

Après l'entracte, il s'adjoignait quatre musiciens ayant participé à l'Académie, pour un stimulant exercice d'ensemble : le célèbre Octuor pour cordes de Mendelssohn. Aux troisième et quatrième violons : Gerhard Schulz, membre de l'ex-Quatuor Alban-Berg (avec lequel l'Amaryllis a travaillé la musique de chambre à Cologne), et Simon Roturier, premier-violon du Quatuor Noga, de France (entendu en concert deux fois ces jours derniers). Au second alto : le vétéran Michael Tree, membre fondateur du Quatuor Guarneri et ancien professeur d'André Roy. Au second violoncelle : Paul Katz, membre fondateur du Quatuor Cleveland.

Bien que d'origines et de générations diverses, et bien qu'ayant eu peu de temps pour répéter, ces huit musiciens maintinrent du commencement à la fin une bonne coordination et un beau sens musical. Du travail professionnel, un exemple pour les jeunes stagiaires qui les écoutaient.

Claude Gingras / La Presse

Read more

Les quatuors à McGill: Haydn, Ligeti et Bartok en fête.

Une autre grande soirée vendredi à l'Académie internationale de quatuor à cordes de McGill, avec le Quatuor Noga, de France, et le Quatuor Arcadia, de Roumanie. On les avait entendus en ordre inverse la semaine dernière, selon la stimulante formule d'alternance adoptée par l'Académie. Or, on se rappelle que les Roumains avaient alors éclipsé les Français.

Cette fois, revirement de situation. Le premier-violon du Noga, sur lequel j'avais exprimé des réserves, s'est enfin révélé à la hauteur du poste de commande qu'il occupe. Dans le Haydn d'entrée, j'accepte même son vibrato un peu restreint, du genre baroque, qui ne dépare pas l'approche collective.

En fait, ce Haydn -- l'avant-dernier des six de l'op. 33 mais peut-être le premier à avoir été composé -- est un pur enchantement. Le Largo, que Haydn demande «cantabile», prend sous les archets du Noga une inhabituelle gravité. Au Scherzo qui suit, et jusque dans le Trio central, le compositeur donne la parole principalement au premier-violon et M. Roturier (c'est son nom) domine la conversation avec un rare humour. Au finale, quelques traits en doubles croches permettent au violoncelle de briller à son tour. Par ailleurs, l'ensemble de la lecture se distingue par d'infimes nuances apportées aux nombreuses reprises d'un même passage, y compris un léger ornement sur un point d'orgue au premier mouvement.

Nouvelle surprise avec le premier Quatuor de Ligeti. L'oeuvre est déjà vieille de 60 ans, d'où ce sous-titre un peu naïf de Métamorphoses nocturnes. En même temps, elle reste très actuelle, avec ses couleurs étranges et brusques changements de tempo qui se multiplient à travers 17 petites sections enchaînées totalisant 21 minutes (notre Molinari en prenait 24 en 1998).

Je suis dans la partition et reste ébahi: comment ces jeunes musiciens parviennent-ils à se retrouver dans cette forêt de notes et de signes de toutes sortes? Miracle, ils y parviennent! À la section 15, mesures 1037 et 1038, je remarque cependant que de très courts glissandos n'ont pas été joués. Interrogé à l'entracte, l'un des musiciens confirme : ils n'ont pas fait ces glissandos «parce que c'est trop mal écrit». Textuel, sans commentaires.

Du Ligeti de 1954, on passe au Bartok de 1934: cinquième Quatuor, 20 ans plus tôt. Ligeti y a repris quelques idées de son illustre compatriote; il a même signé l'analyse qui accompagne la partition du Bartok. Totalisant une demi-heure, l'oeuvre en cinq mouvements adopte la forme bartokienne «en arche»: deux mouvements rapides (les 1er et 5e) encadrant deux mouvements lents (les 2e et 4e) qui, à leur tour, encadrent un mouvement central rapide (le 3e).

Attaques vigoureuses, coordination rythmique, dessins identiques répétés aux quatre instruments: le Quatuor Arcadia reproduit fidèlement tous les détails en allant encore plus loin, en leur donnant une inhabituelle dimension expressive. Au Trio du Scherzo central, on dirait des voix humaines. C'est la première fois que Bartok me parle avec une telle éloquence.

Encore plus nombreux que la veille, l'auditoire ovationne debout, et bruyamment, les deux jeunes ensembles. Cette véritable fête du quatuor à cordes, ouverte gratuitement au public, se terminait samedi soir avec un «invité spécial», le Quatuor Amaryllis, d'Allemagne, dans Haydn, Schumann et Mendelssohn.

Claude Gingras / La Presse

Read more

Les Quatuors à McGill: une révélation, le Arcadia.

Nouvelle révélation hier soir à l'Académie internationale de quatuor à cordes de McGill : le Quatuor Arcadia, de Roumanie. Au premier-violon, une énergique jeune femme entraîne avec elle ses trois coéquipiers masculins, qui n'en perdent pas pour autant leur personnalité. En fait, les quatre sont de force égale et traversent le Quartettsatz de Schubert - le plus connu des deux mouvements en do mineur ainsi identifiés - avec une tension de tous les instants, que redouble la reprise des premières pages et que dissipe plus tard une réconfortante accalmie.

L'oeuvre fait plusieurs fois appel au suraigu du premier-violon et, à cet égard, on aura noté la parfaite justesse de la musicienne, qui pourrait certainement faire carrière comme soliste plutôt que comme chambriste.

L'ensemble roumain maintient la même excellence de jeu individuel et collectif dans le Quatuor K. 458 de Mozart et ne craint pas d'aborder l'Adagio dans un phrasé quelque peu romantique, au risque de scandaliser les tenants d'une certaine «correction mozartienne». Cet Adagio n'est peut-être pas «dans le style», comme on dit, mais il est touchant, le fait de musiciens éminemment sincères.

Après l'entracte, on retrouve le Quatuor Noga, entendu à la première Académie, en 2010, et composé des quatre mêmes jeunes musiciens français établis à Berlin. Le premier-violon est nettement inférieur à celui (ou plutôt à celle) du quatuor roumain : il force à l'aigu, ne joue pas toujours juste et manque de présence. L'ensemble reste quand même solide et donne du relief aux divers épisodes du premier Razoumovsky de Beethoven. Il avait joué le deuxième en 2010 et avait alors laissé une plus forte impression.

Claude Gingras / La Presse

Read more

Les Quatuors à McGill : premier prix au Galatea.

Des diverses activités de l'Académie internationale de quatuor à cordes de McGill, l'une des plus attendues est toujours la série de huit concerts que se partagent quatre jeunes quatuors stagiaires, à raison de deux quatuors par concert et selon une formule d'alternance donnant chance égale à tous. Ainsi, on écoutait hier soir le Galatea, de Suisse, et le Tesla, des États-Unis. Ils reviendront jeudi soir prochain, mais en ordre inverse: Tesla d'abord, Galatea ensuite. 

Même si l'Académie n'est pas un concours, le voisinage de deux quatuors appelle inévitablement une comparaison et, conséquemment, un choix. Dans le cas présent, le choix est très clair: c'est le Galatea, qui réunit deux filles aux violons et deux garçons à l'alto et au violoncelle.

Dans le Mozart d'entrée, le fondu des sonorités donne du poids au sombre Adagio. Si l'articulation de chaque coéquipier détaille bien les lignes de la Fugue, on sent encore là une certaine prudence. L'auditeur ne doit pas en être conscient. C'est le rôle des professeurs invités, membres de quatuors réputés, d'amener les stagiaires à ce dépassement.

Par contre, la conception du Quatuor de Debussy est très convaincante, bien qu'elle diffère de ce qu'on a l'habitude d'y entendre. Le Galatea favorise une approche à plein archet, quasi symphonique, je dirais même «germanique», qui sacrifie au besoin certaines subtilités dites «françaises».

Le Tesla, qui vient après l'entracte, propose d'abord un Ligeti peu connu, un Andante et Allegretto de 12 minutes, et de 1950, d'influence impressionniste, peu représentatif du compositeur hongrois, mais somptueusement rendu.

Le Quatuor op. 41 no 3 de Schumann découvre certaines faiblesses. La violoncelliste joue faux au deuxième thème du premier mouvement et même à la reprise, ce qui vaut déjà au groupe une très mauvaise note. Bien que le caractère «agitato» du mouvement suivant soit respecté, l'ensemble reste d'un niveau scolaire. Chez chacun des quatre musiciens, c'est le même jeu terne et sans personnalité; dans la réunion des quatre archets, rien de cet engagement qui donnerait quelque dimension à cet inégal quatuor de Schumann.

Claude Gingras / La Presse

Read more

Endellion opens McGill’s quartet academy in bold form.

MONTREAL - Just when you think it is safe to go to the cottage, the McGill International String Quartet Academy sets up a compelling August agenda of concerts and master classes featuring a range of foursomes. The opening concert on Sunday evening by the Endellion Quartet offered a lesson to anyone who takes the string quartet to be an emblem of classical restraint.

These British gents have been at it for decades, so one might have been forgiven for expecting soft-spoken maturity. But they arrived at Pollack Hall ready to rock. Sounds were big and gestures bold. Even the frayed horsehair of their bows said something about their approach.

The opening movement of Haydn’s Op. 76 No. 1 was witty, as Haydn should be, but not averse to laughing out loud. Prayers had an evangelical ring to them in the Adagio, which was no less bright in tone. Country dancing in the trio of the Menuetto could hardly have been heartier.

Did the exuberance get out of hand in the finale? There was a lot of loud playing here, and in the outer movements of Beethoven’s Op. 59 No. 2. Surely the minor-mode drama of this quartet resides as much in the details as in the big statements. Not that the crowd objected to the Endellion style. The ovation was thunderous. And even I was as impressed by the melodious slow movement.

Between these classics, the players offered Britten’s valedictory Quartet No. 3. First violin Andrew Watkinson’s arresting tone was well suited to the soliloquizing of the third movement. The various tonal combinations were presented with characteristic assurance. But I cannot say I perceived the depths that are supposed to underlie the apparent banality of that trudging finale. 

The quartet (including Ralph de Souza, second violin, Garfield Jackson, viola and David Waterman, cello) played on a red square surface applied to the floor of the Pollack stage as an exercise in McGill branding. Academy artistic director André Roy assures me that it has no acoustic properties. The uncommonly dynamic Endellion sound led me to wonder.

This was the debut of the Endellions in Montreal, to which they already had a footnote connection: Jackson uses the viola of his teacher, Beryl Morreau, mother to Renée, who attended the concert with her husband, Joseph Rouleau.

Arthur Kaptainis, The Gazette.

Read more