Montréal 2017

Académie Internationale de Quatuor à Cordes de McGill: Mise en place du Prix MISQA.

 Mrs. Constance Pathy, fondatrice de MISQA, et la Compétition Internationale de Quatuors à Cordes Wigmore Hall (WHISQC) sont heureux d’annoncer la mise en place du Prix MISQA.

Annoncé lors du concert de clôture de MISQA 2014 à la salle Pollack par Mme Ruth Wheal, directrice générale de la compétition, le prix sera décerné pour la première fois en 2015 au lauréat du premier prix de la compétition de Londres. Le prix MISQA garantira au quatuor une place à l’Académie Internationale de Quatuor à Cordes de McGill de 2015 et couvrira les frais de voyage, l’hébergement ainsi qu’un per diem pour les frais de subsistance. Le gagnant du prix sera annoncé au même moment et de la même manière que tous les autres prix de WHISQC, lors de la cérémonie de remise des récompenses après la finale du dimanche 29 Mars 2015.

"MISQA est reconnaissant à la compétition Wigmore pour ce grand prix", a déclaré André J. Roy, directeur de MISQA. "Nous sommes profondément honorés de leur confiance en notreacadémie."Développée et promue par le directeur de MISQA et la directrice générale de WHISQC, cettecollaboration témoigne de la croissance exceptionnelle qu’à connu l'académie qui vient tout justede fêter sa 5e édition.Comme mentionné par Mme Wheal lors de l'annonce: " Ce prix est une opportunité fantastiquepour le quatuor gagnant, et je sais qu'ils auront l’expérience d’une vie à MISQA."MISQA: Fondée en 2010 à Montréal par Mme Constance Pathy, MISQA propose, sur une période de deuxsemaines, une série d'événements: leçons, classes de maîtres et huit concerts donnés par des quatuors établisinternationalement et les quatuors de l'académie, ensembles préalablement sélectionnés par des concours internationaux .Ces groupes prestigieux sont formés au cours de l'académie par des professeurs, membres des plus célèbres quatuors de l'histoire.WHISQC: Anciennement nommée "Compétition Internationale de Quatuor à cordes de Londres" et reconnu comme le meilleur et le plus prestigieux concours de quatuors au monde, la Compétition Wigmore Hall offre des occasions uniques de développement de carrière ainsi que des bourses substantielles aux quatuors gagnants.

La Scena Musicale

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Mrs. Constance Pathy, founder of MISQA, and the Wigmore Hall International String Quartet Competition (WHISQC) are delighted to announce the establishment of the MISQA Prize.

Announced at the closing concert of MISQA 2014 in Pollack Hall by Mrs. Ruth Wheal, general manager of the competition, the prize will be awarded for the first time in 2015 to the first-prize winning quartet at the competition in London.

The MISQA Prize will guarantee the quartet a place at the 2015 McGill International String Quartet Academy, and will cover travel, accommodation and per diems. The winner of the prize will be announced at the same time and in the same manner as all other WHISQC prizes, at the awards ceremony after the Final on Sunday 29th March 2015. 

“MISQA is grateful to the Wigmore competition for this great prize” said André J. Roy, director of MISQA. “We are deeply honored by their trust.”

Developed and fostered by the director of MISQA and the general manager of WHISQC, this collaboration speaks of the exceptional growth of the academy that just celebrated its 5th edition. As spoken by Mrs. Wheal at the announcement: “This is a fantastic opportunity for the winning quartet, and I know that they will have a life-changing experience at MISQA.”

MISQA Press Release

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Merveilleux Mendelssohn et Schubert, par le Quatuor ARCADIA.

La cinquième Académie internationale du quatuor à cordes de McGill en était à sa conclusion samedi soir. Pour l’occasion, un concert était présenté dans une salle Pollack bondée, mettant en vedette un Quatuor Arcadia privé de son altiste, Traian Boală. En effet, malade, il est resté chez lui, en Roumanie, et les trois autres membres (Ana Török et Răsvan Dumitru aux violons et Zsolt Török au violoncelle) ont été accompagnés d’un altiste remplaçant (Scot Lee) pour un quatuor de Félix Mendelssohn. La violoncelliste Estelle Choi s’est jointe à ce groupe pour le Quintette de Franz Schubert.

La première œuvre interprétée était le Quatuor à cordes no. 2 de Mendelssohn. Cette création date de l’automne 1827, soit quelques mois après la mort de Beethoven en mars 1827, et est donc fortement inspirée des derniers quatuors du Maître. Mendelssohn n’avait que 18 ans lorsqu’il a composé ce quatuor, mais on ne pourrait s’en douter tellement cette œuvre est belle et profonde, pleine de vitalité et demandant une grande virtuosité. 

Formé en 2005, le Quatuor Arcadia a interprété cette œuvre d’une belle manière. Le premier violon chantait au premier mouvement, avec un son juste et agréable. L’ensemble respectait également bien les incessants changements de rythmes et de nuances. Le mouvement lent, Adagio non lento, a été exécuté avec la noblesse requise, alors que les instrumentistes s’échangeaient un superbe motif. Le court Intermezzo a marqué une légère et gracieuse transition vers la finale. C’est avec fougue et intensité que les musiciens l’ont débuté, avant de conclure sur une douce méditation.

De l’avis de plusieurs experts, le Quintette à cordes de Schubert est une des plus grandes œuvres de musique de chambre, sinon la plus grande. Composé quelques mois seulement avant sa mort prématurée (de la syphilis à seulement 31 ans), il s’agit donc d’un chef-d’œuvre aux dimensions personnelles, voire spirituelles, symbolisant une lutte entre la vie et la mort. Autre particularité : le Quintette ne compte pas sur la formation habituelle du genre, telle qu’établie entre autres par Mozart et Beethoven, c’est-à-dire deux violons, deux altos et un violoncelle. Schubert a plutôt remplacé un des altos par un autre violoncelle, ce qui accentue l’atmosphère romantique et troublante et produit une sonorité presque orchestrale. C’est donc à ce monstre sacré que s’attaquaient les musiciens. Le mouvement initial a des moments fougueux, et d’autres passages plus tendres, d’un lyrisme à faire frémir. Le jeu nuancé des instrumentistes rend justice à cette grande œuvre. Le mouvement lent, Adagio, est le centre de gravité de l’œuvre : 15 minutes d’émotions fortes qui nous semblent suspendues dans le temps. Cette lente méditation est soudainement interrompue par un intermède exalté et poétique à souhait; retour ensuite au thème initial, tout en douceur. Ce passage sublime et essentiel est bien interprété et on ne peut que se laisser bercer par ces mélodies.

Le Scherzo est fougueux et le quintette joue fortissimo, à plein régime. Malgré la puissance demandée, les instrumentistes ne s’égarent pas et rendent bien cette sonorité riche. Le dernier mouvement, Allegretto, commence avec un magnifique thème énoncé par le premier violon. Aux allures tziganes, cet air dansant donne le ton de cette finale étonnamment enjouée et paisible, comme si Schubert voulait nous remonter le moral après un éprouvant Adagio… Convaincant et énergique, l’ultime crescendo fait bondir de son siège un public qui a visiblement apprécié!

Benoit Bergeron / Reverb

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Le Quatuor à McGill: Le Mucha gagne encore!

Selon la formule établie à l'Académie internationale de quatuor à cordes de McGill, les jeunes stagiaires se présentent en deux concerts, mais chaque fois en ordre inverse. La semaine dernière, on entendait le Mucha, de Slovaquie, ensuite le Excelsa, des États-Unis. Cette fois, les Américains passaient avant les Slovaques.

Entendu en dernier, chaque ensemble avait ainsi l'occasion de laisser la meilleure impression. Mieux encore, chacun avait choisi cette fois une oeuvre classique et une oeuvre contemporaine. L'écoute se faisait donc à partir d'éléments finalement égaux. Or, c'est encore le Mucha qui a gagné. Voyons d'abord le tandem Haydn-Mozart. Le Excelsa a fait l'erreur de choisir, du premier, l'op. 76 no 1, où le premier-violon a énormément à faire. Or, son premier-violon est faible. Le problème n'en est pas un de justesse, mais d'articulation. La reprise lui permet de corriger une faute... mais il en fait une autre au second énoncé. Il y a pourtant là des qualités: bonne respiration collective, énergie, humour même. La salle est comble, avec bien des nouveaux venus qui applaudissent entre les mouvements.

Pour sa part, le Mucha a choisi, de Mozart, le très beau K. 387. Tout à coup, on sent là une âme. L'équilibre des sonorités est absolu, les accents sont vrais sans jamais être forcés, bref voici l'un des Mozart les plus parfaits qu'on puisse souhaiter.

Les deux contemporains maintenant. Le Excelsa traverse le troisième Quatuor de Schnittke avec une fidélité absolue à tout ce qui est indiqué et, cette fois, le premier-violon se montre à la hauteur de la tâche. Mais l'ensemble se ramène à une accumulation de dissonances d'où Schnittke émerge encore une fois comme un simple sous-produit de Chostakovitch.

Et voici justement Chostakovich, avec son neuvième Quatuor. Bien qu'il ne s'agisse pas du meilleur des 15, le Mucha le métamorphose en tableau plein d'atmosphère, illuminant miraculeusement ces pizzicatos arrachés violemment, ces grincements sardoniques, ces plans sonores saisissants. Le parfait silence de la salle est mille fois plus éloquent que l'ovation qui suit.

Claude Gingras / La Presse

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Le Quatuor à McGill / Le Calidore: 9 sur 10


Seul quatuor à revenir à l'Académie internationale de McGill, le Calidore fut accueilli hier soir à son entrée en scène par les cris de joie d'une salle presque comble, soit près de 600 personnes faisant écho aux deux inoubliables prestations du jeune ensemble l'an dernier.

Le Calidore mérite-t-il encore 10 sur 10? Pas tout à fait. Disons...9 sur 10. Première légère déception: pourquoi choisir l'un des trois petits divertimentos de Mozart qui, bien que composés pour quatuor à cordes, sonnent tellement mieux à l'orchestre à cordes? D'accord, le son produit par les quatre instruments est brillant, somptueux, et s'amenuise en un étrange murmure pendant le mouvement lent. Hélas! cette musique ne dit pas grand-chose, alors qu'un des grands quatuors de Mozart eût été tellement préférable.

On ignore pourquoi Beethoven a appelé son opus 95 Quartetto serioso. En fait, tous ses quatuors pourraient porter ce nom. Il y a là, avant tout, une grande agitation, que le Calidore traduit avec une extraordinaire force rythmique. Mais l'oeuvre comporte également des épisodes plus lents, voire intérieurs, qui trouvent le jeune ensemble moins inspiré. Le tout reste quand même d'un très haut niveau technique et musical.

Des trois jeunes quatuors invités pour la première fois à l'Académie, le Jubilee est entièrement féminin, comme le Excelsa entendu la veille. Il ouvre sa participation avec un Haydn, le premier des six de l'opus 33. Cette musique qui ne pardonne pas découvre diverses faiblesses, principalement un premier-violon qui miaule, ne joue pas toujours juste et peine à dessiner un vrai trille. Le groupe omet plusieurs reprises et on ne s'en plaint pas.

Surprise totale avec un autre Beethoven, cette fois le quatrième de l'opus 18. Enfin, le premier-violon assume pleinement son rôle de leader et les quatre archets accentuent le discours avec caractère. Ces demoiselles apportent même d'intéressantes idées musicales au Scherzo, transformé en élégante conversation à quatre. Bravo, donc. Mais comment expliquer cet anémique Haydn qui précédait?

Claude Gingras / La Presse

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Une semaine dans les festivals.

Les festivals de musique tirent tranquillement à leur fin. Ce samedi soir au Festival de Lanaudière, Kent Nagano présentera pour la troisième fois depuis son arrivée à Montréal la 2e Symphonie de Mahler. Les solistes en seront Erin Wall et Susan Platts. Le festival 2014 se conclura dimanche à 14 h avec une exécution de Carmina Burana de Carl Orff, sous la direction de Julien Proulx. Il sera à la tête du Choeur Fernand-Lindsay, de l’Orchestre du Festival, des Jeunes Voix des Moulins et de l’Ensemble Sixtrum, ainsi que des solistes Nathalie Paulin, Cameron McPhail et Jean-François Daignault. Ce rendez-vous soulignera les 150 ans de la ville de Joliette. Ces mêmesCarmina Burana seront aussi donnés jeudi à l’esplanade du parc Olympique par l’OSM sous la direction de Kent Nagano, lors d’un concert gratuit qui lancera la Virée classique. Ce projet d’envergure qui espérait réunir 1000 choristes en a finalement rallié 1500 en provenance de 42 choeurs québécois.

 

Samedi, le Domaine Forget reçoit Marc Bouchkov, à la veille du concert de l’Orchestre métropolitain et Yannick Nézet-Séguin au profit du fonds de bourse Jacqueline et Paul Desmarais. Le Centre d’arts Orford a programmé Canadian Brass samedi, avant son grand concert dimanche à l’église Saint-Jean-Bosco de Magog à 16 h : le Requiem de Mozart avec Les Petits Chanteurs de Laval et Les Voix boréales. Les Montréalais pourront entendre ce même Requiem de Mozart, par les mêmes, dès ce samedi 9 août à la salle Pierre-Mercure à 19 h 30. Ce samedi, aussi, le concert lyrique annuel à Dunham au profit de la fondation du Concours musical international de Montréal. Au Festival des Hautes-Laurentides, à l’église de Nominingue, le ténor Simon Gfeller chantera des mélodies françaises et italiennes.

 

Dimanche à 19 h, à Notre-Dame (Montréal), se poursuit la série des concerts d’orgue dominicaux, avec la venue de James David Christie. À la même heure, à la salle Pollack, s’ouvre l’Académie internationale de quatuor à cordes de McGill avec un concert du Quatuor Keller, qui interprétera le Quatuor K. 421 de Mozart, le 1er Quatuor(Métamorphoses nocturnes) de Ligeti et La jeune fille et la mort de Schubert. L’Académie 2014 réunira les Quatuor Calidore, Mucha, Excelsa et Jubilee.

Christophe Huss / Le Devoir

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It is a great pleasure to welcome you to the 2014 edition...

It is a great pleasure to welcome you to the 2014 edition of the McGill International String Quartet Academy (MISQA). String Quartet playing is widely regarded as the pinnacle of musical creation, performance, and thought. In fact, it could be argued that no other chamber ensemble demands so much of its composers, players, and listeners. McGill’s Schulich School of Music has distinguished itself as a leader in this field, both on the national and international stage through the work of its students and staff. Thanks to the outstanding generosity of Madame Constance Pathy, we have a unique opportunity to celebrate this pursuit of excellence by offering intensive training and coaching to the next generation of young artists in this field. At the Schulich School of Music of McGill University, we have an important responsibility to teach, mentor and enrich the lives of our students, and consider it vital to nurture special events, such as MISQA, that will engage, entertain and transform our evolving student community.

André Roy / General and Artistic Director MISQA

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It is with great enthusiasm and a sense of pride that...

It is with great enthusiasm and a sense of pride that I announce the 2014 edition of the McGill International String Quartet Academy (MISQA) - enthusiasm, since I consider string quartet playing one of the highest forms of music making and a sense of pride since my alma mater, McGill University and its Schulich School of Music are achieving a high degree of proficiency in the formation of young string quartets.String quartet playing demands great discipline, great sensitivity, and great teamwork, qualities that can stand one in good stead throughout life. As a string player and participant in many quartets myself, this repertoire has expanded my horizons beyond belief. Therefore, I am doubly gratified to offer these young musicians an opportunity to work with international masters, who will share their knowledge and experience of this great tradition.The Schulich School of Music has sustained extraordinary growth in the last ten years thanks to the foresight and outstanding leadership of its leaders and Professor André Roy, who is an inspiration to all his students. May the String Quartet Academy grow and flourish in the same manner.

Constance V. Pathy / Founder MISQA

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