ÉDITION 2022

- Du 7 au 20 août

Académie Internationale de Quatuor à cordes de McGill.

Après avoir été empêché par diverses activités et le beau temps, j’ai réussi à assister au dernier concert des « chambristes résidents » de la nouvelle Académie Internationale de Quatuor à cordes de McGill (MISQA). Ma première impression?Holy phoque!À vrai dire, j’ai surtout adoré la 2e pièce (quatuor à cordes op. 80 no. 6 de Mendelssohn) du quatuor américain Peresson, sans cependant trop savoir si c’est la pièce ou les interprètes qui influencent ma préférence. Remarquez, leur première pièce (quatuor op. 50 no. 6 de Haydn) était également excellente, mais j’ai une préférence naturelle pour l’aspect dramatique et furieux du Mendelssohn (romantique vs classique, également). Pourtant, le groupe me semble inégal. Alors que le premier violon et le violoncelle sont très solides (pour ne pas dire écœurants), le 2e violon et l’alto semblaient être plus en arrière-plan. On les entendait peu, sauf quand le 2e violon avait des problèmes de justesse.Le 2e quatuor, Noga (France), était techniquement meilleur et beaucoup plus équilibré. Clairement, chaque instrument avait son importance dans les 2 pièces jouées (Cinq mouvements pour Quatuor à corde op. 5 de Webern, une pièce contemporaine; Quatuor op. 59 no. 2 de Beethoven). De plus, il y a eu, à mon oreille, moins d’erreurs qu’avec Peresson. Cependant, à moins que ce soit les pièces qui m’aient moins impressionnées, ce quatuor était moins… je sais pas. Charismatique? Bref, il manquait un côté viscéral à leur interprétation, comparativement à (le 1er violon et le violoncelle de) Peresson. Si le Webern a pu facilement capter mon attention, j’ai trouvé le Beethoven, sans être mauvais, un peu ennuyant.Chose certaine, je dois me mettre à écouter du Mendelssohn. Et retourner à cette Académie l’an prochain, en espérant que ce soit encore gratuit (sinon, je paierai pour y aller).
Jonathan Blanchet / Voir

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